Annie's profileRévélations d'une blonde...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
Révélations d'une blonde indécise"L'ennui en ce monde, c'est que les imbéciles sont sûrs d'eux et les gens sensés pleins de doutes." - Bertrand Russell October 26 AdoIl y a deux semaines, où je travaille, j'ai vu des filles d'environ 15 ans pratiquer un lipsing sur Wannabe des Spice Girls. J'ai pensé"Wouah, les Spice Girls... encore aujourd'hui!" Wannabe, ça remonte à quand? 1997? 1998? On était en secondaire un ou deux, pas plus. Enfin, ça fait approximativement 11 ans.. ONZE ANS!!! Faites le calcul, les filles qui faisait le lipsing avait 4-5 ans quand la chanson est sortie. Je me suis amusée à comparer le tout... Que ces adolescentes fassent une chorégraphie, aujourd'hui, en 2009, sur Wannabe, c'est comme si...
En 1999, j'avais eu le cran de faire une chorégraphie sur du Debbie Gibson ou mieux, sur l'une des chansons du film Dirty Dancing! Comme si, en 1999, j'avais fait du lipsing sur The Look ou Like A Prayer...! C'est bien pour dire, les années passent, mais les classiques restent! Ouin, finalement, je comprends les filles d'avoir choisi Wannabe!
Tous les jours, je côtoie des élèves du secondaire et, malgré la dizaine d'années qui me sépare d'elles, je ne me sens pas si loin de ce qu'elles peuvent vivre. Peut-être parce que mes amies du secondaire sont restées près de moi... C'est certain que l'adolescence est la période durant laquelle on forge notre personnalité, notre caractère, c'est le moment d'établir nos limites et de choisir nos valeurs. Même si tout ça est fait dans mon cas, j'ai l'impression que cette période où j'attendais mes amies "aux cases" n'est pas si lointaine.
On avait 13 ans et on était des "best friends". On avait même les colliers pour le prouver. Vous vous souvenez? On allait dormir les unes chez les autres et on passait la nuit à placoter. On écoutait aussi le combat des clips! C'était tellement simple, mais à l'époque nos discussions nous paraissaient bien profondes! L'été, le père à Jo nous amenait en bateau. C'était vraiment le fun de jaser, le vent dans les cheveux et les cheveux dans la face. Plaisir coupable : on est allé voir les Backstreet Boys! HYSTÉRIE TOTALE! Merci à nos parents d'avoir supporter le tout, sans bouchons!
Je pense que nous avons passé une partie de notre secondaire à se coiffer. Sans vouloir me vanter, je crois que j'avais une assez belle collection de barettes, clips, bobépines et cie! Marina en avait des vraiment cool aussi. C'était notre fun : des heures à se peigner pour finalement écouter un film! On était sage, nous. Ma mère nous amenait souvent magasiner. Je vous jure que j'ai des amies très patientes côté shopping! ;-) On jasait près du dépanneur chez Marina. On espérait voir passer des scooters! Hahaha! On louait des films chez Robie, et je ne dormais pas pendant une semaine parce que j'avais écouté un film d'horreur (c'était l'époque de Scream et I know what you did last summer). Dans ce temps là, les fêtes de Noël étaient simples comme bonjour : nous, des grignotines, des cadeaux pas chers et de la place pour dormir. Plus tard, les petits partys ont commencé... Mon père nous a fait notre première vodka jus d'orange! On a bien cru qu'on était paf! Puis, on a intégré des gars à notre gang... C'était après avoir vu le film À tout jamais. Très jeunes, nous avions conscience de notre "girl power". La preuve, on a traîné les gars à notre film de princesse plutôt que d'aller voir Blade!!!
J'ai l'impression que tout est si différent pour les ados d'aujourd'hui. Je sais que plusieurs ont une mauvaise vision des ados d'aujourd'hui et je crois que c'est principalement en raison du fait que les médias ressortent les cas mariginaux ou encore, parce qu'on voit l'adolescence comme un simple passage plutôt que comme une période en soi. Où je travaille, je vois plein de jeunes intelligents, motivés, impliqués et conscientisés... beaucoup plus que moi à l'époque. Je trouve ça merveilleux de les voir aller, mais il y a une petite partie de moi qui se demande si les ado d'aujourd'hui se contenteraient de jaser sur les marches d'un dépanneur ou d'un party sans alcool.
Lorsque je vois des jeunes avec leur Ipod incrusté dans les oreilles ou que j'entends des mots qui me semblent si vulgaires sortir de leur bouche, je me demande si c'est moi qui vieilli ou si la jeunesse prend un virage qui m'est inconnu... Mais quand je vois des ados chanter sur une chanson des Spice Girls, je me dis que plus ça change, plus c'est pareil. :-)
October 17 Ma tasse de théLa nostalgie, c'est ma tasse de thé. En fait, je crois que bien des artistes - pas que j'en sois nécessairement une - ont une tendance vers la nostalgie, le drame, l'émerveillement, l'intensité... Je crois aussi que quand on aime écrire ou quand on veut écrire,se souvenir est un outil précieux, parce que chaque seconde peut devenir un filon vers une grande histoire.
Cette semaine, je me suis surprise à fredonner du Charles Aznavour. Oui, oui, rien de moins.
Hier encore
J'avais vingt ans Je caressais le temps Et jouais de la vie Comme on joue de l'amour Et je vivais la nuit Sans compter sur mes jours Qui fuyaient dans le temps Les paroles m'ont frappée. On a 24, 25, 26, 27 ans et on se trouve bien drôle quand on se lance un "On n'a plus vingt ans!" lorsqu'on vieillit d'un an ou quand les lendemains de veille se font difficiles.
En murmurant ces paroles, j'ai eu un choc : "Je n'ai plus vingt ans."
J'ai ressenti une certaine urgence de vivre : l'envie de voir du pays avec mon chum et mon sac à dos, le goût soudain de faire des soupers bien arrosés, de voir mes chères amis, d'aller dans le Sud avec mes copines... Vingt-cinq ans, c'est si jeune, mais si vieux à la fois. C'est si jeune quand on commence à peine à travailler, quand on ne se sent pas prêts à avoir des enfants, quand on a le temps devant nous... C'est si vieux quand on voit les gros projets qui approchent, quand nos amis deviennet parents, lorsqu'on constate que nos parents, nos chers parents, changent aussi...
Mon frère m'a déjà dit qu'une fois l'université terminée, le temps filait incroyablement vite. Eh bien, mon grand frère, j'approuve! Le temps a bien autres choses à faire que de s'éterniser pour nous, au bon moment, quand on le désire vraiment.
Une jour, je vais devoir cesser de me couper l'herbe sous le pied et foncer avant de réaliser mes grands projets avec un grand G et un grand P... :-) August 31 CoocooningL'orthographe de mon titre laisse peut-être à désirer, mais je suis un peu lâche pour chercher. Par la bandeSamedi matin, je me suis levée avec un but bien précis : aller voir le marché de Sainte-Marie et, idéalement, y acheter quelques produits locaux. Il pleuvait un peu et il y avait beaucoup de voiture dans le stationnement. Je me suis dit : "Ouin, ça pogne, le marché!" Sous les chapiteaux, juste à côté de l'aréna, il y avait une petite poigné de producteurs locaux et quelques clients potentiels. Je ne savais pas trop ce que je voulais... J'ai pensé que peut-être qu'il y avait d'autres producteurs qui vendaient leurs produits dans l'aréna, à l'abri de la pluie. Je suis donc rentrée et non, ce n'était pas des producteurs qui s'abritaient à l'intérieur, mais bien une gang de jeunes joueurs de hockey. Hé oui! C'était pour ça, les voitures dans le stationnement. J'aurais dû y penser. Le hockey, c'est plus populaire que les carottes!
Le bruit des patins, l'odeur de la poutine, la puck qui frappe la bande, les cris sourds des joueurs qu'on entend des gradins, tout ça m'a rappelé une certaine époque. N'allez pas vous imaginer que j'ai déjà joué au hockey!!! Non. J'étais plus du sytle groupie, avec de la classe quand même, hein, ne partons pas de rumeurs ici! Moi, j'avais des bas avec le no 10 et ensuite, je ne jurait que par le no 14! Ha! Ha! Dans ma vie de "jeune adulte", j'en ai vu des games de hockey, avec Val, ma super partner! On en a jasé une claque sur les bancs d'aréna. Étonnant qu'on n'ait pas reçu une puck en pleine poire! J'ai même encouragé des batailles, avec Val, bien sûr! Ah ok! Sans Val aussi! Shame on me! On en a fait des rides d'autobus! Je ne sais pas si les joueurs étaient conscients qu'on allait là un peu, parfois beaucoup, pour passer du temps indirectement avec eux, pour partager une partie -importante- de leur vie... Parce qu'à l'âge qu'on avait, l'autobus était rempli de filles, pas des pl*** à puck, des blondes de joueurs qui avaient fini leur semaine d'école, qui travaillaient souvent la fin de semaine, mais qui voulaient ce p'tit bout de "social". Maudit qu'on a eu froid à La Guadeloupe, le patelin d'origine de mes parents qui devenait l'ennemi à abattre lors des games de hockey! Moi, ça me prenait vraiment au coeur, les games de hockey. Je vous jure qu'une certaine victoire m'a déjà mis la larme à l'oeil. Ça n'a pas d'allure, hein!? Imaginez si j'ai un garçon qui joue au hockey un jour! D'ailleurs, j'ai déjà assisté à des parties de bout-d'choux de 5 ans. C'était tellement attendrissant de les voir aller. Ça m'a presque fendu le coeur quand un bambin a reçu une punition. Et l'arbitre (qui se reconnaîtra sûrement) de dire : "C'est pas grave, tsé, moi aussi j'en ai des punitions!" Si le petit savait! ;-)
Bref, je suis restée la moitié de la période à regarder les jeunes jouer. J'ai souri en voyant le petit numéro 21. Le 1 du 21 avait été fait avec du tape de hockey. Il me faisait pensé à un joueur de l'équipe que j'encourageais "dans le temps"... sauf qu'il n'avait pas la même couleur de peau.
Une période révolue, certes, mais une belle période pareil!
Maintenant, c'est drôle parce que je ne connais plus personne qui jour, mais je suis fan du hockey à la TV. Il faut quand même que ce soit des parties intéressantes, mais mon chum m'a convertie au CH... et aux Pinguins. Je suis tellement frue quand les Canadiens perdent! C'en devient presque personnel, mon affaire. Ah! Le hockey! Cette religion!
August 29 Kiker dans l'culJe suis vulgaire, hein? Désolée. Je reprends simplement les paroles d'un humoriste bien connu qui a récemment employé ces termes en parlant de Facebook. En ce qui me concerne, l'expression reflète ce que je pense d'un club vidéo. Je raconte ma péripétie, que certains connaissent sans doute déjà.
PART ONE
Vers la mi-avril, j'ai loué la série Les Invincibles. Je ne l'avais pas écoutée à la télé et j'étais certaine d'aimer l'oeuvre en question. Pat et moi nous sommes littéralement clanchés la série I. Énervée comme pas une, je me rend au club vidéo avec la ferme intention de louer la série II. Pas là. J'apprends qu'elle reviendra trois jours plus tard. À l'époque, je n'avais pas grand-chose à faire, je l'avoue. Une fois les trois jours passés, je me pointe au club vidéo vers midi et je repars bredouille parce que les DVD ne sont pas encore arrivés. J'y retourne dans l'après-midi, puis dans la soirée... rien. J'appelle le lendemain, toujours rien. J'y retourne deux jours plus tard et on m'apprend que les DVD sont en retard. La semaine suivante, ils ne sont toujours pas sur les tablettes. Quelqu'un a sans doute renouvelé sa location puisque la date de retour va à la semaine suivante. Une semaine plus tard, je retourne au club vidéo, pleine d'espoir... mais non! J'ai eu droit à ce petit jeu pendant au moins cinq semaines. Un peu exaspérée, je demande : "Est-ce que la personne renouvelle sans cesse sa location? Est-ce que c'est un retard?
Réponse de l'employé : Non, non, les DVD sont rentrés, mais ils ont tout de suite été loués.
Moi : Pouvez-vous m'appeler quand ils vont rentrer, je vais venir les chercher.
Employé : Non, on ne peut pas faire de réservation.
Moi : Faites juste m'appeler. Remettez-les sur les tablettes, je vais venir tout de suite... ça fait depuis le mois d'avril que je veux les voir (on remarque ici que j'ai la larme à l'oeil lol).
L'employé : Je suis désolée, mais on ne peut pas faire ça.
Moi : Ok, je comprends, merci quand même (on remarque ici que la "bonne" Annie revient au galop).
Des tonnes de copies, mon cul!
Mi-juillet, un mardi, je n'ai toujours pas vu la série II des Invincibles. Je suis au magasin et je vois la série III à vendre, juste à côté de la série II. Ah pis au diable les dépenses, j'achète la II! Mon chum et moi avons passé des heures à savourer les jokes des quatre éternels ados que sont Steve, Rémi, Carlos et P.-A. Le vendredi suivant, Pat a le goût d'un film. On va au même club vidéo et, qu'est-ce que je vois sur les tablettes? Ben oui! Les Invincibles II!!! Bah! Au moins, j'ai encouragé la télévision québécoise par mon achat. Maigre contribution, mais contribution quand même! Après, j'ai décidé d'acheter la saison III. On a adoré. J'ai ri comme ça ne se peut pas, mais j'ai aussi pleuré comme un bébé à la fin... Autrement, ça m'a fait réfléchir. Je suis certaine que les filles peuvent se reconnaître un peu dans chacun des personnages féminins, même dans Lyne-la-pas-fine. Et que dire des gars! Caricaturés, soit, mais tellement attachants malgré tous leurs travers. Dans un couple ou même dans la vie, on accorde parfois tellement d'importance à des choses futiles, on garde parfois tant de rancune, on s'entête si souvent au lieu de s'ouvrir aux autres... Et la liberté tant désirée, elle n'est pas toujours où l'on croit la trouver...
PART TWO
Hier, on va se louer un film. Rassurez-vous, on ne fait pas que ça. On a juste eu une rage de séries télévisées ces derniers temps. Bref, je veux voir Dédé à travers les brumes, mais je me dis que l'acheter serait sans doute mieux parce que c'est vraiment le genre de film que je veux dans ma collection. Au club vidéo, je le vois dans la section des films à vendre. Sur la pochette, il est écrit "Demander ce produit au comptoir". Je trotine vers le comptoir et je demande le film à l'employé. Elle cherche. Cherche encore. Cherche encore. Et ne trouve pas.
L'employé : "Je ne l'ai plus. Désolé, je ne sais pas pourquoi la pochette est encore là... Voulez-vous que je vous le commande?
Moi : Non merci. "
Moi (voix intérieure) : Ce n'est pas de ta faute, ma fille, mais tu ne peux pas savoir à quel point je n'ai plus le goût de l'acheter ici, mon film.
Des tonnes de copies, mon cul!
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