Annie님의 프로필Révélations d'une blonde...사진블로그리스트기타 도구 도움말

블로그


    11월 7일

    Impasse

    Comment faire pour être convaincu qu'on exerce le bon métier? Quelle petite flamme doit-on avoir dans les yeux? Quel est l'indice qui nous montre qu'on a fait le bonchoix?
    Réponse d'Annie : je ne sais pas.
    Pour tout dire, j'ai étudié en communication parce que j'avais beaucoup de beaux rêves et la persuasion que si javais un talent particulier, c'était sûrement celui d'avoir la facilité de m'exprimer sur papier. Un moment j'ai douté et je me suis inscrite en travail social. Puis, j'ai rechangé d'idée aussi rapidement en revenant à mes bons vieux rêves.
    En fait, j'étais tiraillée entre mon côté artistique-rêveur et mon côté social.
    Là, j'ai terminé mon bac, j'ai un emploi comme journaliste. Bon ok, ce n'est pas l'emploi du siècle, mais si on m'avait dit, à mon entrée au bac, que j'allais écrire pour un hebdo, aussi petit soit il, j'aurais été vraiment contente.
    Là, ça va faire 6 mois que je travaille et je suis un peu désillusionnée. J'aime ce que je fais parce que je n'ai pas l'impression qu'il s'agit vraiment d'un travail. Écrire, pour moi, c'est le fun alors... je m'amuse! J'aime ça parce que ma gang de travail est génial. Caro, Karine, Véro, Germain, Claude, Christine... ce sont tous du monde le fun avec qui je m'entends très bien. Pour ce qui est de la job... je veux plus. Comment faire pour atteindre nos rêves? Oui, on peut y croire très fort, mais entre vous et moi, il faut bien plus : des contacts, du guts, etc. Est-ce que j'en ai? Je ne sais pas si j'en ai assez pour me rendre où j'aimerais. Pour atteindre un idéal, il faudrait sûrement que je réintègre la tant redoutée région de Montréal. ;) Au moins, maintenant, j'y vois un certain plaisir!
    Je sais que les gens de ma génération auront des tas d'emplois dans leur carrière. Par conséquent, je sais que je viverai une tonne d'autres expériences professionnelles... mais lesquelles? Déjà, depuis que je suis toute petite, j'ai dû vouloir exercer 1 000 professions. En voici quelques-unes :
    - coiffeuses (évidemment)
    - homéopathe
    - psychologue
    - professeur (tous les niveaux et toutes les matières ou presque y ont passé)
    - recherchiste
    - auteure
    - comédienne
    - accessoiriste
    - journaliste (hé oui!)
    - décoratrice
    - architecte
    - criminologue
    - travailleuse sociale
    - philosophe (abstenez-vous de rire... c'était avant les cours de philo)
    - historienne
    - Rédactrice en chef d'un magazine (ça c'est pas mal mon top)
    - et j'en oublie sûrement
     
    Parfois c'est un peu parce que je trouve qu'il y a tant de choses à apprendre que je ferais des études très longues... si seulement étudier était très payant! Remarquez qu'à étudier, on ne fait pas grand-chose de concrèt d'où l'importance d'aboutir un jour! Où vais-je aboutir après mon périple en Beauce? Périple dans lequel mon chum m'a d'ailleurs suivie. Ce que je l'adore ce gars-là! Patrice, t'es mon prince! En plus, mon amour écoute toutes mes histoires de Beauce Week-End, me supporte quand on me tombe dessus et veut me protéger d'un homme étrange qui m'appelle sans arrêt pour que je start une agence de rencontres. Hé oui! Imaginez-vous donc que le monsieur croit que c'est dans mes tâches... Ça me fait de la peine, mais je ne peux pas vraiment l'aider le monsieur. À moins que l'un de vous soit intéressé à mettre du temps dans l'organisation de speed dating en Beauce?! ;)
     
    Bon sur ce, je vais au lit : journée de montage demain! Watch OUT!
    Ciao everybody!
    XxxX just 4 you
     
     
    11월 6일

    Annie a son truck... son *&"*** de truck

    Bon, avouez que j'ai attiré votre attention. Annie qui en a son truck?! Qu'est-ce qui s'est passé? Ben oui, aujourd'hui quelqu'un a réussi à faire sortir Annie de ses gonds. À mes copains de stage, c'était bien pire que le monsieur qui poussait pour entrer dans le train il y a deux ans. Alors voilà, je vous invite cordialement à venir lire ma montée de lait.
     
    Montée de lait
    Voici une expression qui n'aura jamais été aussi à propos puisque ma montée de lait se dirige tout droit vers une ferme laitière... du moins je crois si je sais bien faire la distinction entre une vache et un porc... moi qui suis tellement incompétente et qui ne détiens aucune, mais vraiment aucune connaissance en agriculture.
     
    Avant d'aller plus loin, j'explique un peu le contexte. Je devais faire un publireportage sur une ferme. Le énième que je fais puisque ces temps-ci, on ne fait que ça. D'ailleurs, puis-je en profiter pour glisser que le publireportage est une plaie pour les journaliste?! Merci! Donc, publireportage fait sur la ferme selon les informations que les proprio m'ont donnée. Envoi pour approbation. Réponse du client : texte trop court, pas descriptif du "patrimoine" qu'ils possèdent... Je leur demande donc quelles sont les modifications à apporter... ils ne trouvent rien à suggérer et veulent abandonner le projet. Bien, mais une fois les fournisseurs trouvés et un dead line qui approche, les vendeurs ne veulent pas perdre leurs ventes. Tout à fait normal puisqu'il s'agit de leur gagne-pain. Notre vendeur, un gars très gentil, convainc donc les proprios de faire le publi et moi, comme une dinde ou une poule pas de tête, je rappelle le proprio et me fais ROYALEMENT recevoir.
     
    J'avoue, le proprio ne m'a jamais lancé d'insultes ou de vulgarités, mais me faire dire que je ne sais pas faire la différence entre une balle de foin et une vache... ça frôle l'insulte en tab... Moi, toute fine, toute (trop) polie, j'essaie malgré tout de lui montrer les bons côtés de la chose, de lui rappeler que je peux apporter toutes les modifications qu'il veut, puisque c'est pour ça qu'on fait approuver les textes par le client dans un publi... Je lui répond que je n'ai peut-être pas de cours en agriculture, mais que j'ai fait plusieurs publi de ferme et que c'est la première fois que j'ai des problèmes. Non, je n'ai pas de cours d'agriculture parce que si j'en avais un je n'aurais pas mes 15 000 $ de dettes d'université et je travaillerais sur une ferme les deux mains dans la marde et non dans un bureau à me faire chier avec un agriculteur qui se prend pour le nombril du monde en prétendant avoir toutes le connaissances, mais sans être capable de dire ce qu'il veut dans un texte qui parle de SA ferme.
     
    Franchement, à force de côtoyer le milieu de l'agriculture, j'ai découvert des gens passionnés, des gens qui investissent temps et argent sans compter pour que leur entreprise agricole soit rentable. Ces gens-là sont fiers d'être ceux qui nourrissent la population. Oui, je trouve qu'il s'agit d'un métier noble parce que je ne le ferais jamais, mais parfois, il s'agit de tomber sur un personne comme ça qui te rabaisse pour avoir envie de généraliser. Fort heureusement, je connais personnellement des gens qui vivent de l'agriculture et je sais bien qu'ils ne sont pas tous comme ça.
     
    Donc, sans généraliser, je me demande pourquoi les gens prennent parfois un malin plaisir à rabaisser ou à insulter quelqu'un qui fait son travail correctement. Je ne parle pas de quelqu'un qui butch sa job ou qui fait royalement suer, mais de quelqu'un qui est ouvert au dialogue. Je ne comprends pas et j'ai de la difficulté à tolérer les gens bornés qui ne font que critiquer et chialer sans jamais apporter de solutions. Merde, mais sur quelle planète vous vivez? La personne qui m'a presque traité d'incompétente ce matin n'est sûrement pas une mauvaise personne et ne m'en veux probablement même pas... alors pourquoi y aller de ces paroles? Cette personne n'a aucune idée du chemin que j'ai fait et je n'ai aucune idée de sa vie... tout ce qu'elle sait de moi c'est que je n'ai pas de diplôme en agriculture et que je n'écris pas comme elle aimerait. Moi, tout ce que je sais d'elle c'est qu'elle a une ferme et qu'elle est bornée. Pourquoi ça s'arrête là? Parce que les gens souffrent parfois d'une profonde "centralisation du nombril".
     
    Résultat, ma journée a été pas mal scrapée à cause de ça... mais ce soir, quand quelqu'un ira jusque-là dans ces paroles avec moi, je ne me gênerai pas, je lui dirai ce que je pense ou je lui raccrocherai au nez. Vais-je le faire? Aucune idée, mais ça me motive sans bon sens de penser que je pourrais un jour clouer le bec à une personne qui devrait économiser sa salive et qui de vrait faire la différence entre un boeuf et un humain.
     
    Amen